Mal de tête depuis trois jours
Le cas classique. Regardez les probabilités se déplacer question après question, et l'échange s'arrêter dès qu'il est tranché.
Ceci est une démonstration sur des cas fictifs, pas une évaluation de votre situation. Vous incarnez un patient imaginaire dont l'histoire est écrite à l'avance. Ne transposez aucune de ces réponses à votre propre santé. En cas d'urgence vitale, appelez le 15 ou le 112, ou envoyez un message au 114 si vous êtes sourd ou malentendant.
Ce que ce cas démontre
Comment le moteur choisit chaque question, et pourquoi il s'arrête au bout de trois.
Le patient est fictif : Femme de 34 ans, sans antécédent connu. Sa phrase d'entrée est « J'ai mal à la tête depuis trois jours, et la lumière me gêne. ». Son histoire est écrite à l'avance, et vous répondez à sa place. Ne transposez rien de tout cela à votre propre situation.
Les hypothèses en jeu
Le moteur part de ces 5 hypothèses, pondérées par leur fréquence, puis déplace ces poids à chaque réponse.
- Céphalée de tension, orientation associée : surveillance à domicile
- Migraine sans aura, orientation associée : consultation sous 48 heures
- Céphalée d'une infection virale, orientation associée : consultation sous 48 heures
- Autre cause, orientation associée : consultation sous 48 heures
- Cause nécessitant un avis urgent, orientation associée : urgences (hypothèse à ne pas manquer)
Les signes d'alerte, testés avant tout le reste
Ces 3 règles sont déterministes. Elles ne dépendent d'aucune probabilité, elles sont lisibles par un médecin sans compétence informatique, et l'une d'elles suffit à interrompre l'échange.
- La douleur est-elle apparue brutalement, atteignant son maximum en moins d'une minute ?
Une céphalée dite en coup de tonnerre peut traduire un saignement dans le cerveau. C'est le signe à ne jamais manquer, il est donc testé avant tout le reste. - Avez-vous de la fièvre associée à une raideur de la nuque quand vous baissez le menton vers la poitrine ?
Fièvre et raideur de nuque ensemble évoquent une méningite. La combinaison compte plus que chaque signe pris isolément. - Avez-vous une faiblesse d'un côté du corps, des troubles de la parole ou de la vision ?
Un déficit neurologique associé à une céphalée sort du champ d'un outil d'orientation.
Ce qui doit faire changer d'avis
Une orientation vaut à un instant donné. C'est le bloc le plus utile d'un résultat, et le plus souvent absent ailleurs.
- La douleur devient brutale et maximale d'emblée.
- La nuque devient raide, ou la fièvre monte.
- Une faiblesse, un trouble de la parole ou de la vision apparaît.
- Le mal de tête ne ressemble à aucun de ceux que vous connaissez.
Aller plus loin
Le raisonnement est décrit en détail sur la page Technologie, les étapes du parcours sur la page Fonctionnement, et les situations que nous refusons d'évaluer sur la page Limites et avertissement médical. Les 23 autres cas sont sur le hub de la démonstration.
Déroulez le moteur vous-même, sur un cas fictif
Quatre patients imaginaires, le vrai raisonnement. Regardez les probabilités se déplacer à chaque réponse, et le moteur s'interrompre net dès qu'un signe d'alerte apparaît. Rien n'est envoyé nulle part.