Symptonia

Comment fonctionne Symptonia

Quatre étapes, de la première phrase que vous tapez jusqu'au retour que vous nous donnez une fois passé chez le médecin. Voici ce qui se passe réellement à chacune, et pourquoi.

Par , directeur de la publicationPublié le 17 juillet 2026Mis à jour le 17 juillet 2026

Étape 1 : vous racontez, avec vos mots

Vous n'avez pas à connaître le mot « photophobie » pour dire que la lumière vous gêne. Vous écrivez ce que vous ressentez comme vous le diriez à un proche. Le système extrait de votre phrase les éléments cliniques utiles, puis fait une chose que la plupart des outils ne font pas : il vous montre ce qu'il a compris, et vous demande de le confirmer.

Cette validation n'est pas une formalité. C'est le point où les erreurs se rattrapent au coût le plus bas. Un malentendu sur la localisation d'une douleur, corrigé à l'étape 1, évite une orientation fausse à l'étape 3.

Étape 2 : nous cherchons d'abord ce qui ne doit pas être manqué

Avant toute recherche de ce qui est probable, le moteur teste ce qui est grave. C'est l'inversion de logique centrale de Symptonia : en médecine d'urgence, la question n'est pas « qu'est-ce que c'est le plus souvent » mais « qu'est-ce que je ne peux pas me permettre de rater ».

Concrètement, un ensemble de règles déterministes cherche les signes d'alerte associés à vos symptômes. Si l'un d'eux est présent, l'échange s'interrompt immédiatement et vous recevez une consigne d'urgence. Nous ne finissons pas le questionnaire par politesse. Une douleur thoracique constrictive irradiant dans le bras chez un adulte n'a pas besoin de quinze questions de plus.

Pourquoi des règles et non un modèle statistique pour cette partie. Un signe d'alerte est rare par définition. Un modèle entraîné sur des fréquences aura toujours tendance à le sous-pondérer, puisqu'il se trompe rarement en pariant sur le banal. Nous refusons ce compromis : les signes d'alerte sont codés en dur, ils sont auditables ligne par ligne, et ils ne dépendent d'aucune probabilité.

Étape 3 : chaque question sert à écarter des hypothèses

Un questionnaire fixe pose les mêmes questions à tout le monde, ce qui garantit d'en poser beaucoup d'inutiles. Notre moteur choisit à chaque tour la question dont la réponse apportera le plus d'information, c'est-à-dire celle qui départagera le mieux les hypothèses encore en lice.

L'effet pratique est double. L'échange est plus court, parce qu'aucune question ne sert à rien. Et il s'arrête tôt : dès qu'aucune question restante ne peut plus modifier l'orientation, nous concluons. Continuer n'apporterait rien d'autre que de la fatigue et de l'abandon.

Étape 4 : vous recevez une orientation, pas une liste

Le résultat contient toujours quatre blocs, dans cet ordre.

Le niveau de soin, en premier
Appeler le 15, se rendre aux urgences, consulter aujourd'hui, consulter sous 48 heures, prendre rendez-vous sans urgence, ou surveiller à domicile. C'est l'information la plus actionnable, elle passe donc en tête.
Les hypothèses, classées et nommées
Trois à cinq au maximum, ordonnées par vraisemblance, avec un libellé compréhensible. Jamais une liste de vingt maladies qui ne fait qu'alimenter l'inquiétude.
Le raisonnement, en clair
Ce qui soutient chaque hypothèse et ce qui l'affaiblit. C'est ce bloc qui vous permet d'arriver chez le médecin avec un récit structuré plutôt qu'avec une capture d'écran.
Les signes qui doivent vous faire changer d'avis
Le bloc le plus important, et le plus souvent absent ailleurs. Une orientation est valable à un instant donné. Nous vous disons explicitement ce qui, s'il apparaît, doit vous faire revoir votre décision et appeler.

Étape 5 : nous vous demandons ce que le médecin a dit

Quelques jours après votre évaluation, si vous l'avez accepté, nous vous posons une question courte : quelle a été la conclusion du professionnel de santé que vous avez vu ? Répondre est facultatif et prend une vingtaine de secondes.

C'est l'étape que personne d'autre ne fait, et c'est la plus importante. Sans elle, un évaluateur de symptômes ne sait jamais s'il a eu raison. Il ne peut donc pas s'améliorer autrement qu'en réécrivant sa base à la main. Avec elle, chaque évaluation devient une donnée qui relie des symptômes déclarés à un diagnostic réellement posé. C'est le seul actif de ce domaine qui ne s'achète pas et qui grandit tout seul.

Ce retour est utilisé pour évaluer et corriger le moteur, jamais pour vous cibler, vous noter ou vous segmenter commercialement. Le détail figure sur la page Vos données.

Ce que nous ne vous demandons jamais

  • Votre identité complète : l'évaluation fonctionne sans compte et sans nom.
  • Votre numéro de sécurité sociale.
  • Le nom de votre employeur ou de votre complémentaire santé.
  • L'accès à vos contacts, à votre position précise ou à vos autres applications.

Nous demandons l'âge, le sexe et les antécédents utiles, parce qu'ils changent réellement le raisonnement médical. Rien de plus.

Urgence vitale : n'utilisez pas ce site. Appelez le 15 (Samu) ou le 112 (numéro d'urgence européen). Si vous êtes sourd ou malentendant, envoyez un message au 114. Ces numéros sont gratuits et joignables à toute heure.

La suite

Pour comprendre le moteur lui-même, son architecture et la façon dont nous l'évaluons, lisez la page Technologie. Pour savoir dans quelles situations nos résultats sont les moins fiables, lisez Limites et avertissement médical.

Déroulez le moteur vous-même, sur un cas fictif

Quatre patients imaginaires, le vrai raisonnement. Regardez les probabilités se déplacer à chaque réponse, et le moteur s'interrompre net dès qu'un signe d'alerte apparaît. Rien n'est envoyé nulle part.

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