Gouvernance médicale
Qui a autorité sur le contenu clinique de Symptonia, quels pouvoirs cette autorité détient réellement, et pourquoi nous ne publions aucun contenu médical tant que ce conseil n'est pas constitué.
Le problème que cette page traite
La quasi-totalité des sites de santé affiche un bandeau « validé par des médecins ». Presque aucun ne dit lesquels, avec quel numéro d'inscription à l'ordre, sur quelles pages, à quelle date, ni ce qui se passe quand ces médecins sont en désaccord avec l'entreprise qui les paie. Ce bandeau est un argument marketing déguisé en garantie.
Nous prenons le problème dans l'autre sens. Cette page décrit le conseil médical de Symptonia, ses pouvoirs réels, ses critères de composition et sa rémunération, avant qu'il existe, afin que vous puissiez juger de son sérieux le jour où nous publierons ses membres, et nous tenir pour responsables de l'écart éventuel.
Les pouvoirs réels du conseil médical
Un comité consultatif que la direction peut ignorer ne sert à rien. Les prérogatives suivantes seront inscrites dans le règlement intérieur du conseil et rendues publiques sur cette page.
- Un droit de veto sur toute publication clinique
- Aucun contenu médical, et aucune modification de la base de connaissances du moteur, ne peut être publié sans validation. Ce veto n'est pas révisable par la direction de la société. Si le conseil refuse, le contenu n'est pas publié, quelle que soit son intérêt commercial.
- Un droit de veto sur les règles de sécurité du moteur
- Les règles qui déclenchent une consigne d'urgence, décrites sur la page Technologie, relèvent exclusivement du conseil. La direction ne peut ni les assouplir, ni les contourner, y compris si elles génèrent des orientations jugées trop prudentes par un client.
- Un droit d'alerte public
- Tout membre peut rendre public un désaccord avec la société, sur ce site, sans autorisation préalable et sans que cela constitue un motif de rupture de son contrat. Une clause de confidentialité qui empêcherait un médecin de dire qu'il n'est pas d'accord viderait sa présence de tout sens.
- Un droit de démission motivée et publiée
- Si un membre démissionne, le motif qu'il souhaite rendre public est publié sur cette page, sans réécriture. Une démission silencieuse est le signal le plus important qu'un site puisse étouffer.
Critères de composition
Le conseil comptera au minimum cinq membres, répondant aux critères suivants.
- Être inscrit à l'ordre des médecins, ou à l'ordre professionnel de sa profession de santé, et exercer ou avoir exercé.
- Une majorité de praticiens en exercice clinique actif. Un conseil composé uniquement de profils académiques ou industriels ne connaît pas les situations que nos utilisateurs décrivent.
- Au moins un médecin généraliste, parce que c'est vers lui que la majorité de nos orientations renvoient.
- Au moins un médecin urgentiste ou régulateur au centre 15, parce que la sécurité de l'outil se joue sur le sous-triage, et que ce sont eux qui en voient les conséquences.
- Au moins un pharmacien d'officine, premier interlocuteur de santé accessible sans rendez-vous, et systématiquement oublié des outils de ce type.
Indépendance et rémunération
Les membres du conseil seront rémunérés pour leur travail de relecture et d'arbitrage, à un tarif horaire publié sur cette page. Ce choix mérite d'être expliqué, car il paraît contre-intuitif.
Une relecture bénévole n'est pas plus indépendante, elle est seulement moins traçable et moins exigeante. Un médecin non payé relit vite, ne peut rien réclamer, et se retire sans bruit quand il n'a plus le temps. Un médecin payé doit du travail, peut être tenu à une exigence, et sa rémunération apparaît dans nos comptes.
Trois garde-fous encadrent cette rémunération.
- Elle est forfaitaire et horaire, jamais indexée sur l'audience, le chiffre d'affaires ou le nombre de validations rendues. Valider vite ne rapporte rien de plus que refuser.
- Aucun membre ne détient de part au capital de MLJ, ni d'intéressement à ses résultats.
- Les liens d'intérêts de chaque membre sont publiés à côté de son nom, dans le même format que la base publique Transparence Santé, et mis à jour annuellement.
Ce que nous publierons, membre par membre
Le jour de la nomination, cette page affichera pour chacun, sans exception : nom et prénom, profession, spécialité, numéro d'inscription à l'ordre (RPPS), lieu et mode d'exercice, périmètre exact de relecture, date d'entrée au conseil, liens d'intérêts déclarés, et rémunération perçue au titre de l'année écoulée.
Un numéro RPPS est vérifiable par n'importe qui dans l'annuaire santé public. C'est la différence entre une garantie et un logo.
Ce que le conseil ne fera pas
- Il ne répondra pas à vos questions médicales personnelles. Ce n'est pas une téléconsultation.
- Il ne cautionnera pas le service dans sa communication commerciale. Ses membres valident du contenu, ils ne prêtent pas leur nom à un argument de vente.
- Il n'aura aucun rôle dans les décisions commerciales, tarifaires ou stratégiques de la société.
Rejoindre le conseil
Cette recherche est ouverte. Si vous êtes professionnel de santé inscrit à votre ordre et que ce cadre vous intéresse, écrivez à conseil-medical@symptonia.com en indiquant votre profession, votre mode d'exercice et vos éventuels liens d'intérêts. Nous répondons à chaque candidature.
Les critiques sont tout aussi bienvenues. Si vous êtes praticien et que ce dispositif vous paraît insuffisant ou naïf, dites-le nous : c'est exactement le genre de retour qui améliore une gouvernance avant qu'elle soit figée.
Déroulez le moteur vous-même, sur un cas fictif
Quatre patients imaginaires, le vrai raisonnement. Regardez les probabilités se déplacer à chaque réponse, et le moteur s'interrompre net dès qu'un signe d'alerte apparaît. Rien n'est envoyé nulle part.